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Nouvelle espèce : le rarissime léopard de Java !

Nous venons d'accueillir au Bioparc le léopard de Java, Panthera pardus melas, appelé également panthère de Java. En accueillant cette espèce extrêmement rare en parc zoologique (une cinquantaine d’individus dans le monde dont neuf dans les zoos européens), le Bioparc devient le seul parc à l'héberger en France.

En provenance du Zoo de Tierpark à Berlin (DE), le mâle Timang a été amené le jeudi 18 mai 2017 par un transporteur spécialisé dans le transfert d’animaux sauvages. Ce jeune mâle âgé de quatre ans devrait être rejoint dans quelques temps par une femelle pour former un couple et se reproduire.

Le léopard de Java est l’une des neuf sous-espèces de panthères existant dans le monde. Plus petite et possédant un taux de mélanisme bien plus élevé que les autres sous-espèces, cette panthère est très menacée par la déforestation et les conflits homme-animal. Elle fait l’objet d’un Studbook International et l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) l’a classée «En danger critique d’extinction» ; les dernières estimations font en effet état de la présence de moins de 500 individus dans la nature. La plus grande population composée d’une cinquantaine de léopards se trouve dans le parc national Halimun Salak à l’ouest de Java, l’île indonésienne dont cette sous-espèce est endémique.

En raison d’un habitat très fragmenté, les populations sont petites et enclines à de possibles extinctions locales. Les contacts entre panthères et humains sont également plus fréquents puisque les félins vivent, de fait, plus près des zones cultivées et des villages. En conséquence, les panthères s’en prennent de plus en plus souvent au bétail et aux animaux domestiques. Ainsi, entre 2008 et 2015, plusieurs d’entre elles ont été abattues ou capturées pour être déplacées dans des centres de recueil.

Bonne nouvelle pour l’espèce : en février dernier, des pièges photographiques ont confirmé la présence de panthères de Java dans une réserve protégée dans l’ouest de l’île. Aucun spécimen n’y avait été aperçu au cours des quinze dernières années !