Publié le 24 septembre 2021

Contribuez à sauvegarde de la forêt sèche du Pérou en finançant des ruches !

Quelle est la problématique ?

Au Pérou, à proximité de la réserve naturelle de Chaparri, on constate une diminution significative des forêts sèches due principalement à la déforestation (coupe systématique et incendies volontaires), à l’extraction illégale de minerais ou à l’usage abusif de produits chimiques pour l’agriculture, provoquant un déséquilibre écologique tel que les ressources naturelles sont en train de disparaître. Ces pratiques résultent majoritairement du manque d’éducation environnementale et de la carence d’activités économiques respectant l’environnement.

Les principales espèces de faune affectées par ce chaos écologique sont les abeilles. Considéré comme l’un des groupes biologiques les plus importants de notre planète et desquelles dépend la survie de l’espèce humaine ainsi que d’autres organismes de la vie sauvages, les abeilles sont les garantes de la production de la grande majorité des aliments que nous consommons car elles se chargent de polliniser de 60 à 80 % de la végétation de la forêt, équilibrant ainsi l’écosystème.

Dans la communauté de Chongoyape, département de Lambayeque, et la communauté de Tocmoche, cette problématique est de plus en plus évidente, principalement pour le développement de pâturages pour l’élevage extensif ayant amené à la perte d’énormes surfaces de forêt et de biodiversité natives.

En plus de ces déséquilibres anthropiques, la coupe des arbres pour la récolte du miel de forêt est une pratique répandue, détruisant simultanément l’habitat forestier et son espèce clé de voûte, source de vie…

Bien que génératrice de revenus pour les communautés, cette méthode de récolte génère un impact très négatif. Il est donc important de promouvoir une alternative économique durable pour les familles de paysans tout en assurant la protection des richesses naturelles.


Quelles solutions pour changer la situation ? Quels effets ?

Nous proposons de mettre en place l’élevage d’abeilles sauvages mélipones dans les communautés de Tocmoche et Chongoyape. La production et la vente du miel de ces abeilles sauvages serait une alternative productive et durable pour la conservation des forêts.

1/ Pour des raisons notamment liées à sa rareté, à l’utilisation médicinale et à d’autres propriétés, le miel des abeilles mélipones atteint des prix beaucoup plus élevés que celui de l’abeille domestique sur les marchés locaux, ce qui en fait une alternative intéressante de revenus complémentaires pour les familles rurales (LEISA, 2017).

2/ Grace à leur activité, et si on tient compte qu’elles assurent la fécondation de 60 à 80% des espèces végétales (Nates, 2016), ces abeilles rendent possible la vie de la forêt et renforcent l’équilibre écologique. La pollinisation permet la production naturelle de graines et de la majorité des fruits que nous consommons ainsi que des plantes sauvages qui servent d’aliments à des espèces emblématiques comme l’ours à lunettes et la pénélope à ailes blanches mais aussi à 300 espèces d’oiseaux, 20 de mammifères, 15 de reptiles et 10 d’amphibiens ainsi que de poissons recensés dans la réserve Chaparri. Toutes forment avec les 300 espèces végétales locales un corridor biologique à très fort taux d’endémisme.

3 / Ces abeilles ont besoin d’une forêt riche et d’eau pour produire leur miel. En conséquence, les communautés devront assurer la conservation des forêts pour garantir leur production, protégeant mécaniquement de nombreuses espèces de faune et de flore menacées, comme l’ours à lunettes et le « hualtaco » (Loxopterygium huasango), un bois dur très recherché. Une solution participative et durable de lutte contre l’expansion de la frontière agricole, les cultures illicites et surtout l’élevage extensif.

4 / Le développement de la méliponiculture éveillera à l’éducation environnementale en permettant de changer les anciens comportements vis-à-vis du milieu naturel, en amenant à une réflexion sur les actions individuelles et collectives. L’objectif étant de transformer des habitudes héritées du passé en actions capables d’améliorer l’état de notre environnement et en évitant par exemple la vieille coutume de couper les arbres pour récolter le « miel sauvage » (miel de palo).

5 / La méliponiculture, en plus des avantages énumérés ci-dessus sera une clé pour la récupération de zones forestières dégradées et la pollinisation des forêts environnantes.


Comment ?

  • En identifiant et en assurant la formation de 20 familles bénévoles de paysans des communautés de Tocmoche et de Chongoyape pour l’élevage des abeilles sauvages mélipones.
  • Avec la construction de 10 modules de ruches (ruches + structures métalliques pour protéger les ruches des ours).
  • En acquérant et en collectant des colonies reproductrices d’abeilles.
  • Grâce au financement du salaire d’un technicien.


Budget nécessaire : 7000 € pour la première phase


Une campagne de financement participatif dédiée

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